sans nom
L’île de l’esclave sans nom : mémoire des esclaves dans les colonies françaises
Entre le XVIIᵉ et le XIXᵉ siècle, près de quatre millions d’Êtres humains furent réduits en esclavage dans les colonies françaises. Parmi eux, environ 1,5 million d’Africains, de Malgaches, d’Indiens, de Philippins et de Malais furent vendus, achetés et déportés, tandis que 2,5 millions de personnes naquirent en esclavage dans les colonies, appelées alors Créoles.

Une identité réduite à un prénom, parfois un surnom !
À leur arrivée dans les colonies, ils étaient baptisés dans la religion catholique (article 2 du Code noir) et recevaient un prénom attribué par des parrains et marraines désignés par les propriétaires. De même, l’esclave à sa naissance dans les colonies recevait un prénom par son parrain ou sa marraine (voir Vincent Cousseau Prendre nom aux Antilles. 2012)
Ce prénom, et parfois un surnom, constituait leur seule identité.
Ainsi, la quasi-totalité des esclaves ne possédaient pas de nom de famille.
L’île de « l’esclave sans nom » rend hommage à celles et ceux dont le nom de famille s’est perdu, n’a pas été transmis, a été effacé, ainsi qu’à celles et ceux qui n’en ont jamais eu.
